DIS-LEUR QUE J’AGONISE (2)
Moulay Tanjiqui
Il nous arrive parfois de nous surprendre par nous-mêmes et tout particulièrement quand on se trouve dans une position ridicule. C’était mon cas. Dès mon arrivée à l’hôpital et après avoir traversé un long et sinistre hall que la restauration récente ne lui a apporté aucune gaité, ni pour les visiteurs ni pour les patients, j’ai réalisé que je n’ai pas oublié le nom de famille de mon ami Rachid mais, pis, je l’ignorais.
A l’accueil, une jeune brune me regarda d’un air curieux en me faisant comprendre, poliment, que le prénom de Rachid est aussi répandu en France que Jean ou Albert et au cas où je l’ignorais encore il y a même une ministre qui porte le prénom de Rachida. « Pouvez-vous me préciser le nom de famille de votre Rachid, me dit-elle tout en répondant au grand bonjour de sa collègue Ilham qui venait d’arriver et tout en insistant sur la prononciation de son prénom, comme si elle voulait me prouver que je suis en retard de plusieurs générations. Il a bien un nom de famille votre Rachid monsieur, insista-t-elle et en regardant sa collègue. Dis, Ilham, as-tu enregistré de nouveaux patients portant le prénom de Rachid? « Si vous arrivez du bled, monsieur, et si vous aimez la marche, notre hôpital est composé de plusieurs étages, il est aussi grand et aussi peuplé qu’une petite commune. Pour trouver la chambre de votre Rachid, je vous conseille vivement de faire étage par étage. Il y a des ascenseurs et à chaque étage vous trouverez du personnel pour réponde à votre question. Vous ne pouvez pas vous trompez, tout le personnel est habillé en blanc. Soyez sûr monsieur, on vous indiquera toutes les chambres occupées par les Rachid, précisa-t-elle en essayant d’esquiver le fou rire de sa collègue.

Décongestionner le cerveau
Jugeant ma situation indéfendable, je me suis tu n’ayant aucun intérêt à exprimer mon indignation. Mon orgueil d’ancien émigré parfaitement intégré, ce que je crois encore, venait de subir un rappel cinglant à l’ordre. Pour les deux femmes, je ne décolle pas selon leurs normes car malgré toutes les apparences, l’esprit du bled guide indubitablement ma quotidienneté. Le fait de les juger comme étant d’origine maghrébine, ce qui se voyait parfaitement dans ma façon de les approcher leur donnait raison. En outre, elles étaient parfaitement dans leur droit d’appeler le service de sécurité pour dénoncer le rôdeur que j’étais, sûr de lui mais crétin. Néanmoins, habituées à d’autres demandes aussi insolites que la mienne et vu le nombre de djellaba portées par les patients dans la cafétéria trainant nonchalamment leur perroquet ou marquant des arrêts en s’appuyant sur leur déambulateur et les hijab des visiteuses, elles ne le font pas mais elles éclatèrent de rire en m’entendant les remercier en français et prier Dieu, en arabe, pour les aider dans leur tâche difficile. Au bled, comme disaient les deux garces, sur un ton tout à fait ordinaire pour éviter de me vexer, un homme d’autorité, agacé par leurs propos jugés effrontés les aurait expédiées illico aux toilettes pour passer un coup de serpillère. Cette énorme indélicatesse de la pensée, socialement incompatible avec les principes du pays d’accueil, échappée du bas-fond de mon intimité intérieure, le fameux subconscient, m’a rappelé que je me trompe de temps et de lieux. Comme le pensaient à juste titre les deux jeunes femmes, j’étais dans une situation complètement décalée. Je cherchais un homme sans identité auprès de deux jeunes femmes arabes qui avaient troqué celle de leurs parents contre une autre, plus sûre, en me faisant penser, sans le vouloir, que je ne suis pas encore fixé sur la mienne. C’était cruel et…culturellement insupportable.
Les étages de l’hôpital étaient calmes malgré les nombreux déplacements précipités et les croisements du personnel. Tout au long des couloirs, je marchais prudemment en regardant et en écoutant à travers les portes entrouvertes. Je n’étais pas satisfait de ma prestation à l’accueil. J’avançais, la honte résonnait implacablement dans ma tête. Je m’arrêtai un moment devant une chambre et avant d’oser mettre ma main sur la poignée je me suis dit : « finalement, de quel droit n’ai-je pas retenu le nom de famille de ce Rachid, l’oublié mourant de l’hôpital, ce n’est pas juste ». J’entendis un oui calme mais lointain comme s’il sortait d’un profond puits. Je poussai la porte et c’était lui. Ce n’était pas tout à fait le bel ami de la casbah, sûrement lui mais…malade.
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Cimetière (Bridgeman)
- Entre, entre. Tu es venu pour faire le relevé du compteur, me dit Rachid souriant comme si on avait passé la soirée de la veille ensemble alors qu’on ne s’était pas vu depuis au moins une vingtaine d’années.
Méconnaissable le Rachid d’autrefois, il était très maigre, presque perdu dans son lit, les yeux avalés par une sorte de fatigue d’effacement qui s’était enracinée dans son visage annonçant cruellement les derniers lendemains. Apparemment, il a déjà entamé en grande partie la progression de sa disparition. L’unique impression qu’on pouvait avoir dans sa chambre était que le temps est en plein rétrécissement dans un espace déjà réduit à l’infini : bref, voir de près l’univers d’une chambre d’hôpital occupée par un patient déclaré mourant potentiel. Il n’est pas condamné à mort car il n’a commis aucun méfait répréhensible mais tous les pronostics l’identifiaient comme étant mourant de gré ou de force et la providence, toute puissante qu’elle est, est résignée à entériner le processus. Quels sont les mots et les phrases qu’on peut échanger dans un cas pareil?

- Je suis un vieil immeuble avec un compteur d’eau tout neuf, me dit-il en dressant mon regard vers un appareil très sophistiqué auquel il était branché par deux tuyaux.
- Plutôt une ruine avec des tuyaux qui ne fuient pas, lui ai-je répondu spontanément en oubliant que j’étais en face d’un malade mourant.
Une forte toux l’empêcha de rire. Il me poussa lorsque je me suis penché sur lui pour lui faire la bise conventionnelle. « Il ne vaut mieux pas mon cher ami, me dit-il en toussant, je ne t’ai pas fais venir pour te contaminer mais pour voir et écouter l’émigré éternel ». Il tendit péniblement sa main vers le tiroir de la table de chevet et en sortit une boule de papier.
- Tiens, c’est pour ta femme. Elle ne me connait pas mais ta sœur m’a dit qu’elle est dévorée par la passion de collectionner les bijoux berbères anciens. C’est la lune et le soleil que j’ai commandé depuis des mois auprès d’un bazar à proximité d’Al Minzah. D’après le bazariste, ce sont de très rares pièces que l’on trouve encore chez les collectionneurs mais introuvables dans le commerce habituel et il est quasiment impossible d’en trouver chez les Chleuhs. C’est maintenant que l’Etat marocain prétend protéger son patrimoine en interdisant son expatriation alors qu’il n’y a pas si longtemps on ne daignait même pas uriner là-dessus. Tu sais au Maroc, le moderne a effacé l’ancien et il ne reste que des squelettes comme moi. Evidemment, pour toi, la lune et le soleil c’est pour jeuner ou fixer les horaires de la prière. Tu ne vas quand même pas me faire croire que tes longues années passées en France t’ont ouvert la porte sur le monde des objets d’art précieux, me dit-il en moqueur. Enfin tu la remercie de ma part, je suis persuadé que c’est elle qui t’a obligé de venir me voir. Tu sais quand j’étais petit et même grand, j’ai toujours entendu décrire les hommes commettant l’injustice de « cœurs de mécréants. » Un jour, pendant que je flânais dans la médina, j’ai rencontré l’ancien gardien de la maison de bienfaisance, il était vieux et pauvre. J’étais surpris d’entendre de sa voix des excuses. Il me tint le bras avec toute sa force comme s’il venait de me rattraper après une tentative de fugue infructueuse : « c’est nous les musulmans, les cœurs de mécréants, c’est nous, c’est nous. » J’ignore s’il était sincère ou s’il voulait seulement me soutirer un billet. Dans tous les cas, connaissant le personnage et sa cruauté, je lui ai donné un gros billet sans m’être apitoyé le
moins du monde sur son sort. Franchement, quelle morale humaine m’imposerait une telle faveur ? Aucune. En échange de l’os que je lui ai jeté, il m’a baisé la main, à moi l’ancien bâtard de l’orphelinat.

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Lune et soleil
Le préambule dérapa gravement. Ai-je bien fait de venir le voir? J’ai commencé à regretter d’avoir écouté ma femme. En une fraction de seconde, j’avais l’impression d’entendre un fils d’un chef féodal aussi arrogant que le makhzen qu’il sert et grâce auquel il s’en sert. La répulsion. Par mépris ou par pitié, je résistai et je restai. En pareil cas, il est difficile de discerner la distance entre les deux sentiments. Plus fort que moi, avec une intention malsaine indomptable et un mépris qui me força la langue, je lui ai posé la question sur la nouveauté de son nom inscrit sur la liste des malades de l’étage.
- C’est quoi ce nom, Tangiqui ? C’est le tien, lui demandai-je sur un ton exagérément provoquant pour lui rappeler que je n’étais pas un inconnu? Pour le provoquer davantage, je lui demandai s’il s’agissait d’une marque de savonnette ou d’eau de javel artisanale que fabriquaient autrefois les Portugais pauvres de Tanger.
Il toussa parce qu’il ne pouvait pas rire en me regardant comme s’il venait d’entendre une nouvelle blague.
- Non, non, me répondit-il en toussant et en agitant son index. Il ne pouvait pas rire et sa résignation physique imposée par sa maladie incurable m’a rappelé que la personne que je n’ai pas vue depuis des décennies était dans une phase très critique. En le voyant dans son état, même Dieu, lui pardonnerait le plus ignominieux dérapage de langage. C’est mon nom de famille que je n’ai jamais choisi, enchaîna-t-il en essayant de maîtriser son rire et sa toux. Ce qui devait être choquant pour les uns était dérisoire pour lui. C’était idiot de ma part, j’ai réalisé tardivement que Rachid était un Tangérois et comme tout citadin authentique imbibé de la culture de la médina, avait lui aussi le droit de se moquer des autres et de lui-même. Un Tangérois se moque de tout le monde y compris de lui-même. Il est vrai que Rachid n’a pas été allaité par la personne qui l’a mis au monde, cependant, la ration qu’on lui faisait ingurgiter par un sein de substitution ou un biberon honnêtement dosé lui ont fait don d’une portion d’esprit et du comportement de la ville du Détroit. C’est acceptable en théorie mais les faits sont aussi méprisants que les propos de mon ami malade à l’égard de l’ancien gardien de la maison de bienfaisance, son foyer familial.

Mères et enfants (anonyme)
Mon ancien ami d’école me raconta que lorsqu’il avait besoin de la carte d’identité pour effectuer des démarches auxquels tout sujet de Sa Majesté a encore droit, l’honorable chef de l’Etat Civil lui avait montré, propos et gestes à l’appui, ce que c’était un droit et lui avait rappelé ce qu’il était lui, le rejeton de la casbah.
- Apparemment, le fonctionnaire me connaissait très bien, me précisa Rachid. Dès mon apparition dans son bureau, j’ai vu dans son regard une balle de gros calibre qui me perça le cœur alors que j’ignorais complètement jusqu’à ce jour son existence. Il se leva brutalement de son siège, le bras levé comme s’il s’apprêtait à me décapiter. Mon seul crime fut que je voulais le nom de famille Tanjaoui. Ma prétention de vouloir m’affilier à la ville provoqua un cataclysme dans le bureau de l’honorable fonctionnaire. J’étais surpris sans plus car la peur, comme la honte d’ailleurs, je les avais déjà domestiquées. «Ntina tanzaoui (tu es tangérois, toi), cria-t-il en s’avançant vers moi ». Son fort accent tangérois et la tête de son chaouch qui traversait discrètement la porte entrouverte pour scruter la raison de la colère de son chef m’avait donné envie d’éclater de rire. Le chaouch ayant la tête d’un dépendant du kif souriait en laissant apparaitre une bouche édentée avec des lèvres retournées à l’intérieur. Pour améliorer la rondeur de son visage, il gonflait ses joues qu’on aurait cru que son buste était surplombé d’une gueule en forme de babouche décousue ou d’un ballon dégonflé. Je n’ai pas ris car j’ai réalisé que la situation était grave et que j’avais intérêt à me soumettre à l’ordre ancré dans les yeux féroces de mon dominateur.
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Le fumeur (Girardet)
Rachid m’expliqua qu’il voulait se donner le nom de la ville qui l’a vu naitre sur son sol. Il me rappela qu’on l’a trouvé par terre et non dans un lit. « Je suis le seul à revendiquer le droit du sol, j’y suis né et la ville est mon seul témoin, me dit-il en toussant. C’est la terre qui m’a engendré, ajouta-t-il avec orgueil ». Cependant, le jour de sa déclaration dans l’enceinte de l’honorable administration, il apprit à ses dépens que son existence ainsi que sa naissance étaient des tâches indélébiles sur la carte géographique de la ville. C’était une grosse erreur. Le fonctionnaire qui se croyait gardien d’un temple infranchissable, s’était donné toutes les prérogatives, de mépris et de dégout, pour rappeler au jeune demandeur, de réputation douteuse, qu’il n’était que le fils de la décharge publique et qu’il doit remercier Dieu de lui avoir sauvé la vie parce que la chienne errante qu’on a trouvée allongée à côté de son menu corps était rassasiée.
« Je n’avais aucune force pour répondre à ses propos et mon silence m’imposait la pensée que les insultes du fonctionnaire étaient vraies, sur quoi puis-je m’appuyer pour réfuter de si répugnants propos ? Ai-je le droit de qualifier ces derniers d’outrageux alors que mon affiliation à l’humanité m’a juste accordé la faveur de survivre à côté d’une chienne errante et indulgente». Tout ce que disait l’honorable fonctionnaire chargé de répertorier les sujets de Sa Majesté était fort juste pour Rachid. Pouvait-il réagir autrement ? Pour oser apporter la contradiction, il fallait être muni des éléments la composant, des témoins ou un vieux papier familial, et ce n’est pas le cas de l’ancien orphelin de la casbah.
En toute naïveté, comme s’il voulait laver un affront qu’il venait de jeter sur le front de son supérieur social, il lui proposa, à voix basse, le nom de Tangi. « Toi, Tangi, fils de chienne, lui répondit le fonctionnaire en se rasseyant sur son siège, son petit trône administratif. » Il invita Rachid à s’asseoir, ce qui l’étonna gravement: « assieds-toi ouled zena (fils d’adultère), lui dit-il excédé par tant d’indélicatesses. Tangi est le nom d’un grand alim du nord, décédé à Istanbul, la capitale de l’empire ottoman après avoir enseigné dans sa prestigieuse université. M’entends-tu, toi, le rejeton de la décharge publique, tu veux t’affilier à sa descendance ? Comment comptes-tu faire ? Ahmed, Ahmed, appela soudainement le chef son chaouch qui suivait la remontrance de l’autre côté de la porte laissée expressément entrouverte. »
- Le monsieur (en français) veut adopter Tangi comme nom de famille, qu’en penses-tu Ahmed.
- C’est la gazelle des gazelles qui veut s’apparenter à la famille du fqih, pourquoi pas ? Ironisa le chaouch en ajoutant dans un français très rudimentaire et en faisant rire son supérieur : Tangi qui messiou riane?
- Te voilà enfin avec un nom de famille sur mesure, répliqua aussitôt le supérieur en riant. Tu préfère sidi Tangiqui ou moulay Tangiqui, ajouta-t-il en s’emparant d’un stylo? C’est à prendre ou à laisser.
- Ce n’est pas un nom de famille, chuchota Rachid comme s’il avait peur de ses propres mots.
- Pourquoi donc ? Intervint le chaouch. Tu diras que c’est le nom d’un métal qu’on extrayait autrefois dans la Casbah. Contrairement aux autres chorfa, tu exhiberas ton arbre métallique sans obligation de réciter les noms des ancêtres. T’en as pas, t’en as pas.
- Ce nom là ou rien, trancha le chef de l’Etat Civil. Tu auras ta carte dans trois semaines si tout va bien.
- Tu t’en vas maintenant gazelle des gazelles, ordonne le chaouch. Mon chef ne s’occupe pas seulement que des bâtards et des traînés. Va petite gazelle.
« Ma maladie date de ce jour là, me dit Rachid. Ce jour là, j’ai quitté ce bureau en laissant derrière moi toutes mes défenses immunitaires physiques, morales et religieuses. Le royaume de Sa Majesté m’avait identifié pour me rejeter. Quelle ihana, humiliation. Non seulement tu ignores d’où tu venais mais en plus on te dépouille de toi-même. Contrairement à beaucoup d’autres, je reconnais que j’avais l’habitude de me mettre tout nu dans les lits des autres mais ce jour là, ce jour là, insista Rachid, j’ai compris que, pour eux, les autres, je serai toujours rien comme venait de me le confirmer le chien de son maître. Depuis, le mot douleur m’avait abandonné définitivement. La ruine que tu vois devant tes yeux est l’enfant légitime de la cruauté. Pourtant, j’ai décidé, sans aucune morale, de me battre et j’en suis satisfait et je ne remercie pas Dieu pour m’avoir aidé. Au contraire, en ce qui me concerne, il est toujours de l’autre côté de la barrière. Je l’ignore. C’est la chienne errante et rassasiée qui m’a protégé».
- Alors, il va toujours bien Monsieur Tangiqui, dit l’infirmière antillaise en arborant un grand sourire de satisfaction. Votre ami ne manque pas de ressources pour rendre agréable le temps du personnel hospitalier en cette période de crise, me dit-elle en regardant l’appareil sophistiqué. Le Professeur …est ravi de l’avoir comme patient, ajouta-t-elle en tendant à mon ami de la casbah une boite contenant des gélules de couleurs différentes. Il résiste. Il résiste et c’est tant mieux. Monsieur Tangiqui se faisait des soucis en pensant que vous n’alliez pas venir le voir. Vous voilà enfin et c’est tant mieux. Bon, n’oubliez pas de les prendre dans l’ordre. Je vous laisse.
- Regarde, me demanda Rachid en tendant difficilement la boite des gélules. Si je te fais le calcul de tout ce qu’on me donne à avaler ici, ta femme qui aime les bijoux anciens aura de quoi faire des dizaines de colliers et de chapelets, ironisa-t-il en toussant parce qu’il ne pouvait pas rire.
- Enfin, tu es malade, oui ou non, lui demandai-je excédé par son insouciance. Tu es vraiment une vraie …
- Oui, je sais, je suis une vraie garce, m’interrompit-il en toussant. Dans l’état où je suis, ma seule maladie est que je ne peux pas rire comme je le veux.

Arbre généalogique (Mickael Berteloot)
15 février 2009
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